Light Distorsion : un point de départ où peinture, installation et concert-
performance se répondent.
Règles, variations, inversions, superpositions : un vocabulaire naissant où la lumière circule, les plans
se superposent, le regard cherche sa stabilité.
Light Distorsion — Berlin (2012)
Exposition personnelle, Kunstfabrik HB 55
Présentée à Berlin en 2012, Light Distorsion est ma première exposition personnelle internationale. Elle
rassemble les recherches que je menais alors dans mon atelier berlinois : la construction d’une
grammaire picturale fondée sur des règles simples et exigeantes — variations, inversions,
superpositions, répétitions.
L’enjeu : comprendre comment une image tient, comment elle se transforme, et comment le regard se
déplace quand la forme se recompose.
Formats et œuvres présentées
L’exposition articulait plusieurs types de pièces, pour éprouver la perception à différentes échelles et
dans différents supports :
Aérosol sur toile, avec une attention particulière aux rythmes, aux couches et aux bascules de lecture.
Installations in situ, composées de bâches et de films transparents tendus dans l’espace, comme des
plans de passage.
Ces matériaux me permettaient déjà d’explorer un axe central : le parcours de la lumière. Sa réflexion,
sa diffusion, ses effets de voile et de profondeur — et la manière dont ces phénomènes modifient la
perception selon l’angle de vue et la distance.
Concert-performance associé
En prolongement direct de l’exposition, j’ai conçu un concert-performance avec deux musiciens
(guitare / basse). Nous travaillions à partir de boucles électroniques et boucles de voix, en écho aux
principes visuels de la série : répéter, décaler, faire varier.
Avec une contrainte volontaire : exploiter peu de matière pour créer un déplacement sensible — un
voyage, une expérience.
Cette dimension sonore s’inscrit dans une continuité : avant Light Distorsion, j’avais déjà développé une
pratique de concert/performance dès 2010–2011, avec un dispositif mêlant guitare, basse, batterie et
boucles électroniques (projet ET+). Elle s’est ensuite prolongée dans une expérience performative
collective liée au graffiti, où j’ai composé moi-même le son et les paroles (projet Show Tag).
Ces formes scéniques ont nourri ma recherche de plasticien : même attention au rythme, à la répétition,
aux variations — et à la manière dont une économie de moyens peut produire une expérience.
Light Distorsion marque ainsi un point de départ : une première mise en espace de mon vocabulaire, à
la frontière de la peinture, de l’installation et de la performance, avec la perception comme terrain
commun.